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Ciné Histoire: LETTRE D’INFORMATION N°44 AVRIL 2019

CINÉ HISTOIRE
Fondation de la Résistance
LETTRE D’INFORMATION N°44
AVRIL 2019
Les prochains rendez-vous de Ciné Histoire
Notre programme est très « réactif » à certaines opportunités.
Vous avez donc intérêt à consulter notre site régulièrement www.cinehistoire.fr
SUCCES DE NOTRE SÉANCE SPÉCIALE « DAVID ROUSSET »
Le 9 avril dernier se tenait à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, notre séance spécialement consacrée à David Rousset, en partenariat avec l’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos. Cette manifestation fut un franc succès.
1 – Catherine Vieu Charier, adjointe à la Maire de Paris, en charge de la Mémoire Combattante, entourée d’Olivier Lalieu, Nicole Dorra, et des deux fils de David Rousset
2 – Olivier Lalieu avec les fils de David Rousset
3 – Hélène Mouchard Zay et Joan Mendes France
CYCLE FASSBINDER ET L’ALLEMAGNE DE SON TEMPS
Samedi 20 avril 2019 à 10h30
LE SECRET DE VERONIKA VOSS
de Rainer Werner Fassbinder
Allemagne, 1982, 1h42, avec Rosel Zech et Armin Mueller Stahl
Fassbinder s’est inspiré de la vie de Sybille Schmitz (actrice de Karl Dreyer) qui fut la favorite de Goebbels avant qu’il ne la mette sur liste noire.
En 1955, Robert Krohn, journaliste sportif, s’éprend de Veronika Voss, grande star déchue du cinéma d’avant-guerre. Il découvre que Véronika, morphinomane, vit sous la coupe du Dr Katz, prédatrice qui se débarrasse de ses patients après avoir extorqué leurs biens. Robert et sa compagne réunissent les preuves pour faire tomber Katz et ses acolytes.
À l’opposé de la flamboyance de Lola, ce film est un somptueux noir et blanc, le blanc étant ici capital. Veronika est rongée par le souvenir pesant du nazisme, souvenir de sa gloire passée de star sous le IIIe Reich dont elle se fiche de la barbarie ! Rien n’était plus important que les lumières et l’admiration d’un mari aimant !
Le secret de Veronika n’est pas son fix quotidien, mais le fait que elle et le couple de juifs soient broyés par un complot de crapules cherchant à les effacer de l’histoire. La drogue est ici le symbole de l’amnésie.
Cette œuvre crépusculaire reçoit l’Ours d’or de Berlin 1982, année de la mort de Fassbinder par overdose, après avoir réalisé trente-huit films en dix-sept ans !Après la projection, rencontre avec Denitza Bantcheva, auteure, critique de film, membre du jury du prix Lumière, qui a dirigé un livre collectif Fassbinder l’explosif.
Cinéma le Saint-André-des-Arts
Salle 3
12 rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
(RER St Michel ou Odéon ;
bus : 38, 85, 96, 21, 27, 63, 87)
Tarif :6,50€ et 5€ pour les adhérents Ciné Histoire avec leur carte
Le 14 mai  2019 à 14h à l’Auditorium
Deux films de Marie Cristiani en sa présence : Jean-Richard Bloch (La vie à vifet sa fille France (France Bloch et Fredo Serazinune famille engagée…
Jean-Richard Bloch, personnalité marquante de l’entre deux guerres est avant tout un humaniste, républicain forcené, qui espère changer le monde. Il est l’époux de la sœur de l’écrivain André Maurois. Son œuvre, et sa correspondance, la plus volumineuse de la BNF, permettent d’approcher l’homme au parcours tragique et lumineux, et d’entendre sa voix qui donne envie d’aller plus loin ! Se situant entre socialisme et communisme, il participe en 1937 avec Aragon à la fondation du quotidien communiste « Le soir » mais il n’adhère au Parti communiste qu’en 1939 quelques semaines avant le pacte germano-soviétique.
Menacé en tant que juif et communiste, il s’exile avec son épouse à Moscou, d’où il intervient pendant toute la guerre à Radio Moscou. Lorsqu’il revient, après guerre, à Poitiers dans sa maison, sa mère, sa fille et son gendre ont disparu. Il meurt en 1947 et sa maison « La Mérigote » est rachetée par la municipalité de Poitiers qui en fait un lieu d’accueil pour les artistes créateurs.
France Bloch, après de brillantes études littéraires, entreprend des études de physique-chimie et entre comme chercheuse à l’école du même nom. Elle en est exclue en 1940 par les lois antijuives de Vichy.
Inscrite au parti communiste depuis 1936, elle y rencontre à la section du 14e Fredo Serazin, ouvrier métallurgiste, et elle l’épouse en 1939. Leur vie commune sera hélas très brève, car Fredo, mobilisé puis arrêté, sera déplacé de camp en camp, avant d’être massacré par la Gestapo en 1944.
Mettant à profit ses qualités de chimiste, elle dirige un laboratoire clandestin au 5 avenue Debidour (XIXe arrondissement), où sont fabriqués grenades et détonateurs destinés aux combattants de la lutte armée.
Elle est arrêtée en 1942 et transférée (Nacht und .Nebel) à Hambourg où elle est guillotinée le 12 février 1943, neuf jours avant ses trente ans !
La séance aura lieu en présence de Marie Cristiani, réalisatrice, auteure de Mon Fredo ( Ed. Arcane 17, 2018) et de Alain Quella Villeger, conseiller historique du film La vie à vif et auteur en 2019 de France Bloch Serazin, une femme en résistance (Ed des femmes).
Un événement à ne pas manquer au cinéma Saint-André-des-Arts
Du 1er au 7 mai 2019, projection en exclusivité de la sélection de certains films prévus pour le premier Festival de Cannes 1939
« le festival qui n’a pas eu lieu ! »
Jean Zay, ministre de la culture et des Beaux Arts, avait mis en œuvre pour l’automne 1939, une manifestation cinématographique internationale pour ne pas laisser l’exclusivité à la Mostra de Venise de l’Italie fasciste.
Le Festival était prévu pour le 2 septembre, les vedettes déjà arrivées à Cannes lorsque la déclaration de Guerre fait tout annuler.
Le cinéma Saint-André des Arts projette exceptionnellement dix films de cette sélection (avec des films russes et américains parfois totalement inconnus).
Vous pouvez consulter le programme détaillé sur notre site de ciné histoire ou via le lien ci-dessous.
La totalité de la programmation sera, elle, présentée en novembre 2019 à Orléans, la ville de Jean Zay.
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Siège social : 8 rue Dupleix 75015 Paris
E-mail : cinehistoire2@gmail.com
Site internet : www.cinehistoire.fr

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