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Témoignages CNRD 2015/2016

La Fondation pour la mémoire de la Déportation vous propose des extraits de témoignages, issus de notre vidéothèque, concernant le thème :

« Résister par l’art et la littérature »

Colette Noll

Née en 1923 à Paris, ses parents déménagent en 1927 dans le Doubs où elle grandit dans une ambiance antiallemande. Pour ses études elle revient à Paris et s’engage dans la Résistance. Colette Noll est arrêtée le 19 mars 1943, internée à Fresnes et déportée à Ravensbrück puis à Gartenfeld. Dans cet extrait Mme Noll raconte comment les prisonnières de Gartenfeld ont changé les paroles des chansons connues pour en faire des chansons antiallemandes.

Max Oling

Né le 12 janvier 1921 à Karlsruhe en Allemagne dans une famille polonaise et juive pratiquante. En 1939 il émigre en France. Il y rejoint la légion étrangère puis l’armée polonaise stationnée en France. Début 1941 M. Oling est arrêté et envoyé dans le GTE (groupement de travail des étrangers) de Bournet-de-Chirat et ensuite à Mauriac et à Égletons (Corrèze). Raflé et envoyé à Drancy il est déporté à Oderberg en Tchéquie, puis à Psycowice (Kommando d’Auschwitz) et en 1943 à Blechhammer. Dans cet extrait M. Oling évoque des concours de chant dans le camp de Mauriac.

François Perrot

M. Perrot est né le 29 novembre 1921 à Strasbourg. Dès 1940 lui et ses amis réalisent quelques actions de Résistance. Arrêté le 3 mars 1943 avec sa sœur à Paris, il est transféré à Fresnes, Compiègne et ensuite Berlstedt (Kommando de Buchenwald). Dans l’extrait M. Perrot évoque comment il a pu écrire un poème de 100 vers dans la prison de Fresnes.

Maurice de la Pintière

M. de la Pintière est né le 6 juillet 1920 en Roche-sur-Yon. Tôt il découvre sa passion pour le dessin. Etudiant aux Beaux-Arts avant l’invasion du pays, il est impressionné par l’appel du 18 juin 1940 et entre dans la Résistance. En voulant passer la frontière pour rejoindre les Français libres il se fait arrêter et est déporté à Buchenwald et à Dora. Les Kapos découvrent son talent de dessinateur et exige de lui de peindre des décorations. Dans ces extraits M. de la Pintière décrit quelques peintures effectuées pour les kapos et SS.

Louis Plouget

Né le 8 août 1918, M. Plouget est arrêté le 17 septembre 1942 et amené à Drancy puis transféré à Auschwitz. Dans cet extrait il explique à quel point il était difficile d’avoir accès à des crayons, du papier dans les camps.

 Lili Rozenberg 

Mme Rozenberg est née le 15 septembre 1932 dans une famille juive hongroise arrivée en France en 1929. Sa famille est arrêtée le 27 octobre 1943 et d’abord internée dans la prison de Loos. Après un passage dans le camp de Malines (Belgique) Lili, sa mère et ses deux frères sont déportés à Ravensbrück, son père, lui à Buchenwald. Dans cet extrait Mme Rosenberg présente entre autres une chanson crée par les femmes de Ravensbrück.

Louis Torres-Ruiz 

Né le 18 septembre 1918 dans une banlieue ouvrière à Madrid, M. Torres-Ruiz s’engage tôt dans la jeunesse communiste et lutte avec les Brigades Internationales contre le fascisme pendant la guerre civile en Espagne. Arrivé en France il est interné dans différents camps d’ « accueil » pour des espagnols. Il s’en évade et entre dans la Résistance en janvier 1943. Chargé du ravitaillement pour ceux qui passent la frontière fanco-espagnole, il est arrêté et interné à Bagnères-de-Luchon, Toulouse et Compiègne d’où il est transféré à Buchenwald le 17 janvier 1944. Dans cet extrait il raconte comment lui et ses camarades ont joué une opérette pour les malades à Buchenwald.

Edgar Weissenbach

M. Weissenbach est né le 24 juin 1924 en Lorraine. Le 18 février 1944 il doit partir pour le Reichsarbeitsdienst (R.A.D., service du travail obligatoire pour les allemands). Se sentant beaucoup plus proche des Français que des Allemands lui et ses camarades entonnent la Marseillaise et inscrivent sur les murs des gares des propos antiallemands.

Anita Winter

Née le 2 septembre 1918 à Madrid dans une famille luxembourgeoise-espagnole Mme Winter est arrêtée le 27 juillet 1944 dans le Vercors alors qu’elle travaillait dans un hôpital à Tourtre (Saint-Martin-en-Vercors). Après un passage dans les prisons de Grenoble et Montluc (Lyon), elle est transférée à Ravensbrück et plus tard dans les Kommandos de Torgau, Abteroda et Markkleeberg de Buchenwald. Dans ces extraits, elle raconte entre autres comment une amie à Abteroda a pu faire sortir clandestinement ses dessins et quelques notes.

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