//
N°14 – JALONS POUR UNE ÉTUDE DE LA PARAHISTOIRE

Dans cette quatorzième livraison de la revue En jeu, histoire et mémoires vivantes, il est notamment question de Pierre Miquel, de Franz-Olivier Giesbert, d’un journaliste écrivant sur les prisonniers de la guerre d’Indochine ou d’un écrivain suisse évoquant les années sombres de la Confédération helvétique. Mais il aurait aussi pu s’agir d’auteurs tels que Christian Bernadac, le colonel Rémy, Henri Amouroux, Claude Paillat ou Jean-René Tournoux, dont les ouvrages ont abordé des sujets historiques. Autant de noms qui figurent peu dans les revues d’histoire. Ce dossier s’intéresse pourtant à ces œuvres généralement exclues des corpus des spécialistes d’histoire de l’historiographie et d’histoire de la mémoire. Nous proposons de nommer « parahistoire » ces ouvrages en général non reçus par les historiens, mais qui, en raison notamment d’un succès public important, constituent des moments de l’écriture de l’histoire et de formation de la mémoire des crimes de masse et guerres du XXe siècle.

Nous souhaiterions que ce dossier ne soit que le premier jalon d’un champ de recherches qui semble s’avérer fécond. Intégrer cette production parahistorique à la réflexion sur l’écriture de l’histoire et à l’étude des mémoires de ces événements induit en effet un changement de perspective riche de sens. Sans que notre démarche consiste en un arbitrage entre ce qui relève de l’histoire et ce qui n’en est pas, sans qu’elle implique une forme de réhabilitation de ces auteurs, nous estimons qu’elle offre un regard renouvelé sur deux points : l’étude des discours sur l’histoire, comprise ici comme un fait social et culturel davantage que comme une discipline strictement définie ; surtout, la recherche sur l’évolution des mémoires, l’inclusion de ces ouvrages souvent jugés de faible qualité pour des raisons diverses favorisant un regard probablement plus complexe mais aussi plus riche sur les représentations des crimes de masse et des guerres contemporains.

Les commentaires sont fermés.

Fondation pour la mémoire de la déportation

La FMD n’est pas responsable du contenu des manifestations et des ouvrages présentés sur ce site

The FMD does not assume any liability or responsibility for the content of the events or works shown on this web side

Die FMD übernimmt keinerlei Verantwortung für die hier vorgestellten Publikationen und deren Inhalte

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :