
À l’issue de la troisième filature (juillet-novembre 1943) des Brigades spéciales (BS) de la police française, 68 arrestations déciment les rangs des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main d’œuvre immigrée) de la région parisienne.
Pour les combattants c’est, après la torture, l’organisation d’un procès-spectacle, celui du « groupe Manouchian » (dénomination nazie passée depuis dans notre langage courant) ou « de l’affiche rouge », du nom de cet objet de propagande nazie devenue, par un effet de retournement, symbole de la résistance des étrangers d’obédience communiste.
Sur l’ensemble des arrêtés, 42 personnes sont déportées dans les camps de concentration (Dachau, Buchenwald, Mauthausen ou Ravensbrück) ou les centres de mise à mort. Sur les treize parties à Auschwitz, seules trois revinrent.

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