Le 14 avril 1954 est promulguée la loi n°54-415 (JO du 15 avril) consacrant le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945.
« Article 1er – La République française célèbre annuellement, le dernier dimanche d’avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945.
Article 2 – Le dernier dimanche d’avril devient « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation ». Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à l’héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes. »
Cette date avait été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de nombreux camps de concentration et parce qu’elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse existante.
C’est en novembre 1953 qu’Edmond Michelet, déporté résistant, et huit autres conseillers de la République déposent une proposition de loi tendant à consacrer le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes de la déportation. Pour la haute assemblée, le rapporteur de la commission des pensions dans la discussion de la proposition de loi est Michel de Pontbriand, résistant, déporté dans le convoi du 27 avril 1944. En ce qui concerne la commission des pensions de l’Assemblée nationale, c’est la députée de la quatrième circonscription de la Seine, Irène de Lipkowski, qui soutient la proposition de loi portée par Edmond Michelet. Irène de Lipkowski, officier de la légion d’honneur, est l’épouse de Henri de Lipkowski, ingénieur des Arts et Manufactures, résistant, déporté et mort à Buchenwald en 1944 ; elle préside à la Libération l’Association nationale des familles de résistants et des otages morts pour la France.


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