MÉMOIRE GRAVÉE
Pierre Provost – Buchenwald – janvier 1944 – avril 1945
de Gisèle Provost
à paraître en 18 mai 2016
Pierre Provost (1895-1986), graveur, résistant, fut déporté de janvier 1944 à avril 1945 au camp de Buchenwald. Les détenus
y avaient impulsé une résistance interne qui visait à organiser la survie et envisageait une insurrection libératrice.
Provost, qui cisèle pour lui-même de petits objets malgré l’interdiction absolue de toute expression, est chargé par cette Résistance de graver des médailles, dites de « camaraderie », remises clandestinement à tel ou tel prisonnier pour acte de courage ou de solidarité. Ces médailles, gravées dans la clandestinité avec des moyens de fortune, sont des blasons qui relatent un moment du parcours des récipiendaires et évoquent le « paysage » du camp lui-même. Une trentaine de ces médailles – dont on ne connaît pas le nombre exact – sont parvenues jusqu’à nous ; elles constituent un témoignage artistique exceptionnel de la vie du camp de Buchenwald et de la résistance qui s’y était formée.
Gisèle Provost, fille de Pierre Provost, est professeure de lettres. Elle fut détachée au Musée national des Arts et Traditions populaires où elle a fondé les ateliers d’ethnographie à l’école et participé aux travaux de préfiguration du Musée du Quai Branly. Elle a organisé de nombreuses expositions et présenté ses propres photographies. Elle a co-signé Apprentis ethnologues… quand les élèves enquêtent, Sceren, 2003, et a publié divers articles (catalogue du congrès d’anthropologie Connaissances no(s) limit(e)s, EHESS, 2011 ; revues Autrement, Argos, France-Amérique latine…).
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