La loi du 2 juin 1941« remplaçant la loi du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs »est publiée au Journal officiel de l’État français le 14 juin.
Comme l’indique son intitulé, elle fait suite et remplace une première loi décrétée quelques mois plus tôt par le chef de l’État français, Philippe Pétain. La loi de 1940 (JO du 18 octobre) avait pour but avoué de définir ce qu’est un juif au regard de la politique antisémite française et d’interdire aux personnes désignées comme telles un grand nombre de « fonctions publiques et de mandats » énumérés dans les articles du texte promulgué. Le secteur privé est lui aussi touché par un certain nombre d’interdictions professionnelles.
Publiée aussi au JO du 18 octobre, la loi du 4 octobre 1940 « sur les ressortissants étrangers de race juive », permet d’interner dans des camps spéciaux les juifs étrangers sur simple décision des préfets.
La loi de 1941, qui suit de peu les premières rafles antisémites, aggrave le sort des Juifs de France : le nouveau statut élargit le nombre de personnes considérées comme juives ; les interdits professionnels, dans la fonction publique et le secteur privé, sont étendus ; les contrevenants à la loi, même s’ils sont Français, peuvent être internés dans un camp spécial.
Cette loi a pour effet direct de durcir les mesures de discrimination et de d’exclusion visant les Juifs de France.
Elle est accompagnée de la loi « prescrivant le recensement des juifs » décrétée le même jour.


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